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Rodrigues

Un Peu D’Histoire

L’île Rodrigues porte aujourd’hui le nom de son découvreur « officiel », le navigateur portugais Don Diego Rodriguez même si ce dernier ne se contenta que de la répertorier sur un carte de navigation en 1528.
Il est par ailleurs établi que l’île à été connue et répertoriée comme Dina a Robi sur les cartes datant du 11ème siècle des navigateurs Maures écumant cette partie de l’Océan Indien. Une flottille hollandaise commandée par L’amiral Wolphart Harman aborda l’île en 1601.

Le premier peuplement de Rodrigues fut l’œuvre de sept huguenots français menés par François Leguat qui y trouvèrent refuge après la révocation de l’Edit de Nantes (1598). Ils atteignirent Rodrigues le 1er mai 1691 et y vécurent pendant deux années mais démoralisés par leur isolement et le manque de compagnes. Ils embarquèrent sur un radeau pour Maurice en mai 1693. Leguat publie en 1708 un journal de voyage « Voyages et Aventures de François Leguat en deux îles désertes des Indes Orientales ». Il y laisse un descriptif précieux de la faune et de la flore de Rodrigues – notamment du fameux Solitaire et des espèces de tortues de terre dont l’île regorgeait à l’époque.

L’ouvrage suscite une polémique sur la base de l’incrédulité de nombreux savants qui remettent en question le récit et il faudra attendre le long et passionnant travail de recherche de l’historien le Dr. Alfred North Coombes au 20ème siècle « The Vindication of François Leguat » pour que le récit soit finalement réhabilité.
C’est avec l’occupation française des Mascareignes entre 1720 et 1810 que l’île fut de nouveau habitée de manière permanente. Des concessions furent ainsi attribuées aux colons d’origine française, dont le fameux Philibert Maraggon ou encore Gabriel Bégué qui commencèrent à exploiter les ressources marines et mirent en route les premières exploitations agricoles de l’île.

En 1761 l’île connut une certaine effervescence avec la venue de scientifiques menés par l’Abbé Alexandre Pingré pour observer le transit de Vénus - Les observations furent effectués sur une petite colline à l’entrée de Port Mathurin qui porte encore aujourd’hui le nom de Pointe Venus, lieu où se trouve de nos jours Le relais Pointe Venus ,digne héritier du tout premier hôtel de l’île à l’architecture coloniale britannique.

La Flotte anglaise prit possession de l’île en 1807 à l’époque où l’île comptait une centaine d’habitants. En 1810 c’est de Rodrigues que fut lancé l’assaut victorieux sur l’ « île de France » rebaptisée Mauritius (Maurice) aux termes du traité de Vienne en 1815. L’occupation anglaise favorisait le peuplement, le développement de la vocation agricole de l’île et lui vaut son qualificatif de « grenier de Maurice ».
Rodrigues se dote très lentement d’infrastructures de communication, de routes et d’écoles. En 1901 elle est reliée à Maurice par le télégraphe.

Cela facilita grandement la communication et sans doute encouragea certains rodriguais parmi les plus téméraires à s’enrôler volontairement pendant les deux conflits mondiaux notamment parmi les fameux « Pionneer Corps » des forces coloniales britanniques au Moyen Orient. Ils furent également nombreux à faire partie de la section territoriale montée à Rodrigues pendant la deuxième guerre mondiale pour faire face à une éventuelle invasion japonaise dans la région.

Reliée traditionnellement par voie maritime avec Maurice, Rodrigues fait un saut dans la modernité en 1972 lorsque le premier vol d’Air Mauritius atterrit à Plaine Corail. Depuis la desserte s’est considérablement accrue, passant de quelques vols hebdomadaires assurés par un de Havilland Twin Otter à des vols quotidiens désormais assurés par ATR 72 de la compagnie nationale d’aviation. Des études ont déjà démarré en vue de doter l’île d’une piste pouvant accueillir des gros porteurs régionaux.

Sur le plan politique, les Rodriguais voteront pour la première fois en 1967 à l’occasion du scrutin historique ayant pour enjeu l’indépendance de Maurice et de ses îles associées. Depuis cette date l’île est représentée au Parlement National siégeant à Port Louis. En 2002, ce dernier vote à l’unanimité une loi constitutionnelle conférant à Rodrigues un statut d’autonomie pour la gestion des affaires internes et enclenche une dévolution de certains pouvoirs administratifs et politiques.

L’Assemblée Régionale de Rodrigues issue du suffrage universel voit ainsi le jour avec la création d’un exécutif local qui a les pouvoirs d’un Gouvernement Régional présidé par un Chef Commissaire – Celui ci est l’interlocuteur direct du Premier ministre et du Gouvernement Central en ce qui concerne les affaires de Rodrigues.


Geographie et Climat

Posée dans l’Océan Indien à 650km au nord est de l’Ile Maurice, Rodrigues (longitude 63,25 E latitude 19,43 S) d’une superficie de 108 km, représente la dernière terre africaine avant l’Australie. Avec ses 18 km de long et 8 km de large, elle est la plus petite formation volcanique de l’archipel des Mascareignes, formée suite à des coulées basaltiques datant de 1.3 à 1.5 millions d’années.

L’île est montagneuse avec des vallées plongeant de part et d’autre vers le lagon procurant une grisante sensation d’apesanteur en allant à la rencontre des 80km du littoral à travers les escarpements où des champs cultivés en terrasse. Le relief constitue une des particularités de l’île, envoûtante mais accessible, assurant au téméraire une impression de couronnement de l’effort bien mérité en se prélassant dans une de ses nombreuses criques désertes tout en appréciant le vol plané des paille en queue qui nichent dans les falaises voisines.

Délicatement bercée dans un lagon de 300 km2, l’île bénéficie d’un climat tropical avec des variations entre 28º et 35º C pendant l’été austral qui correspond d’ailleurs à la période cyclonique (novembre à avril) et de 18º à 27º C pendant l’hiver. Les vents généraux du sud- est, portent au visage un crachin revigorant pendant la saison hivernale.

Durant la saison des pluies les rivières asséchées retrouvent un air de jeunesse abritant des torrents insoupçonnés qui dévalent vers la mer se transformant même quelquefois en chutes d’eau aussi spectaculaires qu’éphémères. Le lagon abrite une vingtaine d’îlots coralliens notamment au sud et au nord ouest portant des noms évocateurs tels ; Gombrani, l’Hermitage, l’île aux Chats ou encore les plus renommées pour la multitude d’oiseaux qui y nichent : l’île au Cocos et l’île au Sable.


Faune et Flore

L’île Rodrigues a connu au fil des siècles d’occupation humaine et d’exploitation agricole, une déforestation considérable. Toutefois depuis quelques années une véritable prise de conscience a émergé sur la valeur du patrimoine endémique et indigène de l’île.

De gros efforts humains et une allocation tant judicieuse qu’ambitieuse de ressources financières sont dorénavant consentis pour accentuer un travail de conservation et de reforestation titanesque dont les premiers résultats sont prometteurs. L’île dispose d’une pépinière d’essences indigènes qui répond aux normes internationales et référencée auprès d’organisations prestigieuses telle que : Kew Gardens en Angleterre.

Le travail remarquable d’ONG animées par des passionnés de la conservation et de la restauration de l’habitat originels de l’île se dévouent corps et âme pour revaloriser le patrimoine arboricole et de la faune locale – Des essences telles le bois de fer, le bois d’olive, le bois carotte, le bois chauve souris, le bois d’ébène, le bois puant, autrefois menacées d’extinction font aujourd’hui l’objet de tous les soins à l’instar du fameux café marron que l’on croyait destiné à une extinction certaine et dont les efforts de conservations ont permis de sauver avec aujourd’hui plusieurs spécimens jalousement préservés grâce à un sauvetage in extremis.

Au niveau de la faune où le tableau demeure préoccupant, tout le monde a en mémoire le massacre organisé au 18ème siècle où des tortues de terre dont quelques coques et squelettes ont été récemment mises à jour tout comme pour le Solitaire – oiseau emblématique de l’ile.

Certains résultats sont encourageants : Ainsi la chauve- souris dorée (the golden bat) est aujourd’hui hors de danger dans un milieu naturel entre autres à Cascade Pigeon même si certaines précautions demeurent d’actualité. Des programmes sont actuellement en cours pour sauver le Cardinal Jaune, un des rares spécimens de la faune endémique et indigène existant.


Population

Une convivialité authentique

Longtemps isolée du reste du monde, la population de Rodrigues a développé une forme de résilience aux conditions de vie souvent difficiles amplifiées par l’éloignement. Le sourire authentique illumine le visage des gens d’ici le plus naturellement du monde.

C’est ainsi que des valeurs telles la solidarité et le partage se sont développées. Ici tout le monde connaît tout le monde ou presque… Ce véritable art de vivre a su conserver une certaine primauté au sein de la société rodriguaise malgré que l’île et sa population soient entrées de plain- pied dans la modernité avec l’apparition des moyens de communication modernes.

Ici à l’heure de l’Internet, il n’est pas rare de voir un troupeau de moutons avoir priorité sur les véhicules. On prend le temps de vivre et l’on sait donner du temps au temps...

Une âme métisse

Au gré des migrations de population, Rodrigues présente aujourd’hui une facette multiple et unique… Des premiers arrivants européens remontant à l’épopée coloniale française, il existe encore certaines traces qui se sont gravées au fil des générations.

Le métissage ou l’on remarque une prédominance africaine et malgache est expliquée par un peuplement à l’abolition de l’esclavage par l’administrateur colonial britannique en 1835. Aujourd’hui 38 000 habitants vivent au pays. Les Rodriguais du 21eme siècle se retrouvent à l’aise dans la définition contemporaine d’être créole. Ils partagent une seule culture et une même tradition.

 

Culture

Musique : Rencontre des mondes

A Rodrigues, la culture est une ode à la rencontre. Elle se décline au quotidien au gré des influences retraçant l’aventure humaine de l’île. La musique dite traditionnelle résulte d’une juxtaposition d’expressions musicales aux sonorités africaines et européennes s’appuyant sur deux piliers : Le séga tambour à l’influence afro malgache: espace de régulation sociale où l’on «composait» les travers du voisin, de la voisine, du concurrent en amour ou en affaires aux accents aigus du « maréchal» repris en chœur dans le roulement des tambours, mailloches et « bom » (Bobre). D’autre part l’accordéon qui reprenait les airs européens mazurka ( mazok karé ou krawzé) Scottish (kotis) Valse (laval) avec des mots de chansons oubliées, recomposées même quand la transmission orale avait quelque part failli…
Un beau jour le séga et l’accordéon se sont unis pour le plus grand plaisir des danseurs, et des musiciens. Des groupes de jeunes musiciens proposent également toute la panoplie des musiques plus marquées par les tendances contemporaines – hip hop, ragga, reggae, RnB etc. De temps en temps l’accordéon fait une incursion, histoire de marquer le coup d’une tradition en phase avec les tendances locales.

Des bals traditionnels ou l’accordéon règne en maître ponctuent également les dimanches après- midi reprenant quelque fois la tradition du « ranne zaricot » ou celui ou celle qui trouve la fève dans le morceau de gâteau ou qui se fait enguirlander par la couronne de circonstance se doit de rendre la politesse lors du prochain bal.

Artisanat

La pratique de l’artisanat remonte au peuplement de l’île. A partir de matières locales tels que le « VaKoa » (pandanus) et le Vétiver, entre autres est née une véritable activité économique à base de la vannerie proposant des paniers, des couvre-chefs, sous plats, etc.…

Se sont ainsi développées, des activités autour de la noix de coco, la sérigraphie ou encore la sculpture sur bois. Des stylistes locaux proposent aujourd’hui des créations au goût du jour tout en s’appuyant sur une vision puisant ses ressources dans le vécu de la tradition au quotidien.

 

Arts Plastiques

Vivifiante ébullition

Des panneaux multicolores accrochés ici et là et annonçant la présence d’un atelier de peinture et témoignant de l’émergence d’une expression artistique spécifiquement rodriguaise. Sont également organisées des expositions de sculpture et de photographie longtemps restées dans l’anonymat imposé par l’insularité, les artistes locaux sont pour la plupart autodidactes.


Gastronomie

Les papilles en émoi

La combinaison de deux facteurs mène le bal des saveurs qui font de la cuisine rodriguaise une des plus goûtées du monde créole et de la région océan indien :

La fraîcheur naturelle des différents produits et bien entendu le savoir-faire transmis de génération en génération de recettes issues des alcôves familiales sous forme de variations sur un thème : celui des effluves et des saveurs qui donnent le tournis aux papilles. Salade de cono cono (mollusque) aux vertus dit-on aphrodisiaques (avis aux amateurs) ; soupe de mais traditionnel ; crabe à la vapeur et aux épices du jardin ; curry d’ourite (poulpe) sur fond de maïs moulu maison et d’haricots rouges de la plantation ; émincé de bœuf en sauce ; porc au miel ; jambon bouilli pays aux herbes ; cabri- sauté aux saveurs locales ; poulet pays au gingembre et au curcuma ; assortiments de condiments : limons aigre doux, piment mangue, piment papaye, piment ourite (poulpe) et le tout agrémenté de desserts papaye givrée, tourte au coco et au miel ; gâteaux patate (douce), gâteau manioc et pudding de maïs traditionnel.

La valse des saveurs bat son plein le temps d’un repas chez l’habitant ou les produits du terroir s’entrelacent pour le ravissement des papilles en émoi tel un feu d’artifice de délices à apprécier sans modération.


Religion

D’une population majoritairement Catholique, la grande fierté des Rodriguais est entre autres d’avoir accueilli le Pape Jean Paul 2 en 1989 et plus récemment d’avoir été élevé au rang de Vicariat Apostolique, statut qui leur procure un Evêque à part entière depuis 2002.
La messe dominicale à la Cathédrale Saint-Gabriel, donne une idée de l’attachement de la population à l’expression de sa foi. D’autres communautés religieuses complètent le tableau notamment l’Eglise Anglicane essentiellement regroupée autour de Port Mathurin, l’Eglise Adventiste du Septième Jour, l’Assemblée de Dieu, entre autres. L’île compte aussi une petite communauté d’origine chinoise dont les membres ont intégrés le sein des églises chrétiennes. Les musulmans et les hindous y sont aussi en nombre.

 

 Source: www.tourism-rodrigues.mu
 
 
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